Jeudi 24 juillet 2008 4 24 /07 /Juil /2008 14:25

Paulette était la grand mère de mon mari. Elle nous a quitté le 05 avril 2008 et a laissé un grand vide dans notre vie.

Femme de coeur et de caractère, c'était une figure dans son village. Intégrée dans le milieu associatif, femme, mère et grand mère de pompier, elle vivait sa vie, la porte toujours ouverte pour les autres, les bras accueillants et le coeur plein d'amour. Amoureuse de son pays: entre les marais salant et la mer. La bretagne quoi...

Elle nous a léguer des centaines de papiers sur lesquels elle a inscrit de façon poétique sa vision du monde tantot joyeuse tantot triste.

Pour lui rendre hommage, ce blog va retranscrire ses poèmes.

Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires
Jeudi 24 juillet 2008 4 24 /07 /Juil /2008 15:00
Paulette participait à de nombreux concours mais écrivait aussi pour elle.


La catégorie Poèmes libres regroupera les poèmes qu'elle écrivait pour son propre plaisir.

La catégorie Poèmes concours simples regroupera les poèmes qu'elle a écrit pour des concours.

La catégorie Poème concours avec mots imposés regroupera les poèmes qu'elle a écrit pour les concours dont certains mots étaient imposés

La catégorie Contes regroupera les récits qui sortent du cadre des poèmes

La catégorie Divers regroupera tout le reste.



Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 24 juillet 2008 4 24 /07 /Juil /2008 16:07

 

Sur son beau cheval noir, drapé dans son burnous couleur de la châtaigne, il parcourait la lande au bord de l’Océan. Il venait de nulle part et allait n’importe où mais dans chaque hameau il était accueilli comme un sage, comme un druide, comme un apothicaire guérissant tous les maux.

 

Avait-il un nom, une maison, une famille, on ne le saura jamais car il parlait très peu de lui.

 

Il racontait le soir, surtout aux veillées de l’hiver dans la chaumière du brièron qui l’avait invité à sa table, que la vie dans notre vaste Univers briéron était pleine de ‘récits vécus, à vivre et à imaginer.

 

Il avait rencontré dans une grotte de Pen Bé une vieille pêcheuse à pied « mémée ». Chaque jour, à chaque marée basse, elle traquait les palourdes avec sa gratte « petite bêche à deux doigts ». Son petit panier d’osier rempli, elle allait vendre, plutôt troquer, sa pêche pour un morceau de pain, un morceau de lard, une bouteille de cidre.

 

Il connaissait aussi le paludier qui peut-être même avant les templiers récoltait chaque été le sel, source de vie que le soleil et le vent avait cristallisé sur le sol argileux préparé à cet effet.

 

Cet homme aux mille facettes portait les traditions sans se poser de questions. Il avait des repères dans chaque coin de notre territoire entre Loire et Vilaine, entre Pays Blanc-Pays Noir, au cœur de la Brière, sur la lande, dans les ajoncs, dans la bruyère.

 

Il ne le disait pas mais aujourd’hui on sait qu’ils savait où étaient les Korrigans, ces petits drôles de la nuit qui accompagnaient ‘la mort » grande femme armée de sa faux meurtrière. Ils étaient là aussi par les nuits de pleine lune pour égarer les hommes qui avaient trop bu en jouant à « la vache » (jeu de cartes avec des signes et des regards bizarres échangés entre partenaires).

 

Dans notre monde actuel, nous les vrais de la terre, de la mer, des fermes, du bétail, des champs, nous avons été bercés par des récits imprégnés de dureté, de difficultés, sans trop de différences à l’époque de notre enfance mais aujourd’hui nous sommes dépassés : la religion d’antan est devenue foi en l’argent.

 

La convivialité fout le camp, la rivalité grandit, les familles éclatent. On ne dit plus « Bonjour », pour « Merci », c’est fini.

 

Pourvu que le progrès, l’évolution ne donnent pas à nos descendants le regret de la vie d’avant.

 

L’Amour, l’Amitié, Le Bonheur retrouvé ce sont des mots d’ici pour les gens d’ici, des mots d’espoir, des mots pour la vie.

Conte écrit à l'occasion de la 10ème édition du concours d'écriture de contes du Parc naturel Régional de Brière
Rédigé le mercredi 15 aout à 10h

Publié dans : Contes
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Jeudi 24 juillet 2008 4 24 /07 /Juil /2008 16:20
De Kergaud à Pont d'Armes
De Barzin à Pen Bé
De Poil Vert à Caire
De Saint Josset à Ker Jacob

Pleins de petits villages, des chateaux, des moulins
Des fermes et des maisons
Une population certes en pleine mutation
Mais chez nous il fait bon

Nous avons les marais, la mer, les bois, les champs
C'est pour ça sûrement qu'ASSERAC
C'est "Franc à tout venant"


Ecrit pour l'émission "Souffler n'est pas jouer" Assérac: la chapelle des marais Novembre 1996
Publié dans : Poèmes libres
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 24 juillet 2008 4 24 /07 /Juil /2008 16:28
Son adresse sans A devient caresse
Dominée par ses vieux moulins
Cernée par les marais, les prés, les champs, les bois
Elle s'étire accueillante au fil de l'Océan
Son passé fait de moines, de templiers, de seigneurs,
de douaniers, de fermiers
Nous fait riches de chateaux, de calvaires
de vieux fours, de vieilles pierres.
Si le coq du clocher nous oriente
Saint Hiliare nous protège
Notre devise attise car "Franc à tout venant"
N'a rien d'un slogan.
Venez à Assérac c'est là qu'on vous attend


Ecrit pour l'émission " Souffler n'est pas jouer"
Assérac: La chapelle des marais Novembre 1996
Publié dans : Poèmes libres
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 24 juillet 2008 4 24 /07 /Juil /2008 16:34
La mer, la terre, les bois
Sont aux Asséracois
Le sel, la pierre, l'ardoire
Pour les Asséracoises

Pen-Bé: ses rochers, ses falaises
Sont aux Asséracaises
Le blé, les vaches, le lait,
Sont aux Asséracais

Si "Franc à tout venant" est notre fière devise
nous aimons partager nos chateaux, nos richesses

C'est pour ça qu'Assérac devient Caressa

Nous n'avons pas besoin si nous voulons séduire
De mots torp compliqués, nous savons accueillir
Saint Hilaire veille sur tout
L'église, les moulins, les fermes et les terrains
Le coq très haut perché oriente les arrivants
sur la place du marché, centre de la cité.

Si vous êtes passé un jour, ça c'est prouvé
Vous avez eu envie de vous y installer
C'est ASSEZ RAC mais c'est très apprécié

Ecrit pour l'émission "Souffler n'est pas jouer"
Assérac/La chapelle des marais Novembre 1996
Publié dans : Poèmes libres
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 24 juillet 2008 4 24 /07 /Juil /2008 17:11
Sur la route de Barzin, sur le bord du ruisseau
Quatres pierres plates: une mare
C'est le petit perthuis chaud.

Au milieu de la rue de l'Enfer, aujourd'hui rue de l'Espoir
On a fermé un puit, pourtant il était beau.
Son tourniquet de bois, sa chaîne et son vieux seau.
L'eau courante installée, au puit on dit : "Au revoir"

Entre Monchoix et le Querret, une source a jailli
Elle coule à travers champs, on l'appelle "Le Paradis"
On l'arrête au lavoir: celui du "POnt aux pages"
Elle s'écoule sous la route mais ne va pas très loin.
Elle devient abreuvoir, lavoir: c'est le Pont Bérin

Dans la priée du Plessis une fontaine en pierres
L'eau est à fleur de terre, elle remplit le "dohé" (lavoir)
C'est là que chaque été ma mère venait laver.
Partant dès le matin la brouette chargée
Le déjeuner sur l'herbe, le linge sèche au soleil.

Le Progrès est venu: adieu à nos lavoirs, à nos puits, à nos fontaines.
Même si on n'y va plus
Ils sont dans nos mémoires, des trésors d'autrefois
Que l'on oubliera pas.
Publié dans : Poèmes libres
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 24 juillet 2008 4 24 /07 /Juil /2008 18:18

    Au coeur du bourg la Fontaine qui ruisselle 
A  Au bas du bourg la Fontaine Saint Hilaire
    Au bout du bourg se trouve le Calvaire

    Sur la route de Pen-Bé un petit village c'est Caire
S  Sur les marais salants: paludiers, paludières
    Sur le clocher perché le coq nous oriente

    S'il me fallait choisir mon choix serait Monchoix
S  Si seulement on avait pu garder nos moulins
    Sonnez Marie-Armande, Sonnez Marie Louise

    En se promenant sur la plage de Pont-Mahé
E  Entre ke bois de pins et les bouchots alignés
    Entours d'algues vertes un goëland s'est échoué

    Randonnée en famille sur les sentiers côtiers
R  Rêverie autour du lac où nagent les canards
    Repas pris chaque année aux villages et quartiers

    Avec notre devise "Franc à tout venant"
A  A l'heure quand tombe le soir, voir un coucher de soleil 
    Avoir un lieu de vie à nul autre pareil

    Croix de pierres, croix de bois, croix quelque fois de fer 
    Celtique ou Gaêlique, le breton reste fier
    Combien faut-il de mots pour parler d'Assérac
C  Crahé, le clos pointu, le chateau Quenet
    Comme l'Aurore, Poil vert ou Mesquery
    Charmes de nos hameaux, richesses à tout jamais

ASSERAC c'est tout ça et beaucoup d'autres choses
Savoir aimer sa terre, ses racines et la vie
Remercier nos ancêtres de nous avoir nantis.


Septembre 2004 pour M Gouret

Publié dans : Poèmes libres - Communauté : FORUM-ACROSTICHES
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 24 juillet 2008 4 24 /07 /Juil /2008 19:42
L'ouverture des volets, un rituel du matin
A depuis la mi-août un petit air coquin
Il faut faire attention car sur le mur tout blanc
Ils sont en familles, nombreux, gris, baveux
Les escargots de la cour se suivent, se doublent, se croisent.
Ils sont hermaphrodites, féconds et ont beaucoup d'enfants
Les grandes herbes les attirent, l'escalade dure longtemps.
Arrivés aux sommets leur poids les font plier,
la descente est assurée.
Les "petit-gris" sont recherchés pour leur chair parfumée.
C'est dommage, pourquoi les ramasser alors qu'en liberté
leur fragile coque rayée, leurs antennes bien dressées
Ils assurent chaque matin, surtout dans la rosée, le spectacle silencieux
La progression lente et sûre à qui sait regarder
ce plaisir répété chaque jour gratuit et gracieux, harmonieux
Fait penser au bonheur d'être là où il faut quand il faut
C'est un don de la nature
oui elle est belle, très belle, pourvu que ça dure.

Dimanche 26 Aout 2007 11h
Publié dans : Poèmes libres
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 24 juillet 2008 4 24 /07 /Juil /2008 19:50
Ils ne sauront pas lire dans plus de deux mille ans
Les gens, s'ils sont toujours terriens et conquérants,
ils auront tout usé: découverte, progrès, créations, inventions.
Tous clonés, ils n'auront point de conflits de générations.
Ils seront éternels, sans âme, sans amour, sans passion.

Je ne serai plus là mais mes mots resteront.

Mon enfance fut heureuse, malgré une guerre atroce
Les nazis à l'époque ont massacré un peuple
Combien de juifs, de communistes, de résistants
Brisés par la torture, brûlés au crématoire,
Ce ne sont pas ces faits qui enrichissent l'histoitre.

Ma vie d'adulte, mariée et mère de trois enfants
M'a permis de connaître un monde d'évolution
La médecine avançait à grands pas de géant
On marchait sur la lune, la télé nous soûlait,
La convivialité, la solidarité, même l'amour déclinait.

Le commerce du troc laissait place à l'argent
Les valeurs reconnues étaient celles du profit
Bien sûr on avançait, mais pas tous au même rythme,
les parvenus, les opportunistes, les arrivistes et les sans scrupule,
dominaient les ouvriers, les chômeurs, les oubliés
On vivait comme aux siècles précédents
Le clergé, la noblesse, le tiers-état étaient toujours là.

En ce monde plutôt triste nous avons le bonheur,
Nous les Bretons de toujours, d'avoir la mer, la lande, la Brière,
Les marais salants, cette nature unique, généreuse et sincère
Demeurera mystère, salie parfois, bafouée, cette terre est notre mère


08/10/2000-12/01/2001
Pour le concours de poésie de la poste sur le thème: "du vélo à Kéo"

Modalités du concours: Tous les poèmes de cette édition seront envoyés dans l'espace par le satellite kéo avec la mémoire du Monde pour une durée de 50 000 ans... Ce concours de poésie s'adresse à tous les amoureux des belles lettres, poètes en herbe ou spécialistes de la rime. pour cette édition 2000, les participants sont invités à écrire des poèmes sur les sujets qui les inspirent ou sur le thème "du vélo à Kéo, la poste accompagne la poétie dans l'espace...

Plus sur Kéo, cliquez ici
Publié dans : Poèmes concours simples
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Présentation

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus