Vendredi 1 août 2008
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Les premières "courses" "fêtes du pays" dont je me rappelle datent d'après la guerre. Elles se déroulaient un dimanche de juin. Dans la semaine précédente arrivaient
les monteurs de manèges sur la place de l'Église. D'abord "les balançoires" puis par la suite les "auto-tamponneuses". les forains vendeurs de bonbons, de nougats, les baraques de tir à la carabine
s'installaient tout autour de la place. Les organisateurs d'alors, des commerçants, des bénévoles, préparaient et mettaient en place les jeux traditionnels.
Le casse pots: une corde tendue entre le café charcuterie (aujourd'hui le sabotier) portait des pots de terre remplis: de farine, d'eau, de cadeaux. Les joueurs les yeux bandés armés d'une trique
devaient les briser.
Le jeu du boudin: même principe: des boudins accrochés par des fils à la corde tendue entre deux murs. Les joueurs mains dans le dos devaient les manger.
Le mat de cocagne: jeu de toutes les fêtes rurales, était dressé devant la grande porte de l'église.
Les manèges tournaient dès le samedi soir et souvent le lundi soir suivant la fête.
Je me souviens d'avoir été une année avec deux de mes copines, chargée de remettre la gerbe au cycliste vainqueur. L'organisateur (peut être même le président du comité des courses) était monsieur
LC Louis. Quelque années plus tard c'était mon beau père.
Les courses à l'époque étaient: 1- la course locale (ouverte à tous)
2-
la course "licenciés" réservée aux sportifs régionaux
Cette fête locale a beaucoup évolué par la suite.
Lundi 26 juin 2007 11h30
Vendredi 1 août 2008
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14:31
Les bistrot que j'ai connus étant enfant ont presque tous disparus. Ce sont maintenant des cafés, des bars. A l'époque: là où habite Joël L, il y avait le bistrot à
Bruck. pendant la guerre les enfants de l'école privée sacré coeur y allaient en classe.
Là où habite Mme L Anne Marie le bistrot à tendron: une grande salle sombre,de longues tables, des banc de chaque
côté.
Là où habite les soeurs B face à la boulangerie, tous les dimanche, à l'heure des messes, lors des baptêmes, des
mariages, des enterrements, le bistroquet Michel ouvrait son petit établissement
Bien sûr la pharmacie actuelle
la maison à Yves B
la maison du sabotier
la maison de Mme D
la maison de Mr et mme J à Brezilbérain
le grand atelier de jean François J
la grange de la mer à Pen Bé
la maison de Claude et Odile L
en son temps: la Malabrie
le café auprès de la maison des Gabelous à Pont d'Armes
Sans oublier bien sûr: Le Crabe Vert
Le café de la
place
Le Bout du
Monde
La ferme
marine
Les pieds dans
l'eau
Le bar de la
marine
Les bars des
campings: Camping de la baie
Camping
du Moulin de l'éclis
Camping
du relais du bile
Tous ces établissements font que durant tout ce siècle que l'on soit résidents, campeurs, de passage, il est une certitude, personne n'est mort de soif dans notre commune.
Lundi 7 février 2000 (16h)
Vendredi 1 août 2008
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En passant par Assérac
Un beau matin de janvier
J'ai rencontré sur la place
16 de nos braves pompiers
refrain: Ils ont beaucoup d'allant
Ils sont tout feu tout flammes
Les Pompiers sont présents
Où on les attend
Ils ont invité le Maire
Les gendarmes, le Sénateur
et Bernard, le secrétaire
Mais il n'y a pas d'facteur
Les copains de Penestin
D'Herbignac, de Saint-Lyphard
De la Chapelle, de Saint Molf
Font partis du grand festin
Il n'y a pas de fête sans femme
C'est pourquoi tout un chacun
Accompagné de sa dame
Reprendra ce gai refrain
En cette année qui commence
Le corps de Sapeurs Pompiers
Souhaite à tous, de l'ambiance,
De la joie, de la santé
Sainte Barbe pour ta fête
Nous allons danser ce soir
Faudra se quitter c'est bête
Mais ce n'est qu'un "Au Revoir"
Vendredi 8 août 2008
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10:00
A l'époque où j'allais encore en classe, mes camarades et moi allions chercher de l'argile rouge tout le long du fossé après le cimetière à droite en allant vers le Quenet.
On devenait potiers et laissions cuire nos oeuvres au soleil sur le bord de la croix au pont Bérin.
Mon mari se rappele aussi que le forgeron Père Clément prenait aussi l'argile pour en faire des cataplasmes sur les pattes des chevaux en difficultés.
On disait à ce moment que cette terre argileuse était la même qu'à Landieul fief de nombreux potiers dont s'enrichit le patrimoine d'Herbignac.
A ce propos, j'ai lu qu'il y avait un potier à Pont d'Armes, j'ai questionné plusieurs personnes mais aucun ne s'en souvient.
Pour expo: Assérac au 20e siècle
21 octobre 2000
Lundi 11 août 2008
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Liste des métiers disparus du paysage d'Assérac au cours du siècle qui s'en va
Tisserands:J'en ai connu 2 qui possédaient le métier à tisser.
Henri Levesque (grand père) qui tissait dans la pièce principale où aussi il était coiffeur à l'écuelle et barbier tandis que son épouse cousait et reppassait les coiffes
Alexis Levesque qui tissait aussi dans la pièce principale. Il était aussi coiffeur et barbier tout en jouant de l'harmonium à l'église. Il n'avait jamais appris le solfège et les dimanches après
midi lors des vêpres, il lui arrivait de s'endormir en continuant d'accéder aux pédales et touches d'harmonium.
Sans doute y avait il d'autres tisserands dans les villages mais je ne les connaissais pas.
Par contre il me souvient du facteur Felix David qui faisait ses tournées à pied et qui était aussi chaisier et rempailleur. Sa femme repassait les coiffes et les habits sacerdotaux
Notre père Alexis avait une autre corde à son arc: Tueur de cochon. Il serait plus juste de dire assassin.
Les forgerons aussi ont disparu. Les derniers Auguste Denigot (doyen de la commune) et le Père Clément Nogues. Outre préparer les socs de charrues et ferrer les chevaux, ils réparaient les
marmites, les trépieds, les marches des carrioles et se déplaçaient dans les villages pour soulager les animaux en difficultés.
La forge du père Clément est toujours là et la cheminée de la forge de mon grand père se voit toujours sur le mur de la boulangerie. Là aussi il y en a eu d'autres dont une à Pont d'Armes mais je
ne connaissais pas. Il me semble aussi avoir connu un sellier M. Pierre installé dans la maison près du Crabe Vert mais là aussi ma mémoire flanche un peu. Dans la rue des B. il y avait Marie
Louise Tiret la marchande de sardines. Elle allait de ferme en ferme. Les sardines étaient rangées, saupoudrées de sel par couches séparées par des feuilles de fougères bien vertes.
En pensant un peu plus il me revient avoir vu la femme du Père Henri Levesque carder de la laine entre deux grands plateaux de bois munis d'un manche et hérissés de clous. On insérait une poignée
de laine de brebis lavée et séchée et on grattait les plateaux l'un contre l'autre pour obtenir des flocons légers qui étaient ensuite filés sur le rouet après avoir été enroulés autour de la
quenouille.Je ne saurais le faire mais il semble que c'est ainsi que l'on faisait la laine de "berbis" qui servait à tricoter (brocher) les chausses (chaussettes).
Quelques femmes, souvent célibataires, boiteuses, peu robustes étaient raccommodeuses soit chez elles ou souvent aussi elles recevaient les enfants de l'école pour la soupe du midi. Soit elles se
déplaçaient en journée chez les chatelains, les commerçants, les fermiers.
Un métier aussi disparu avec l'arrivée des chapeaux pour les femmes fut la repasseuse de coiffes. Je l'ai vu faire quelques fois: elle mettait des tiges de métal dans chaque pli de la coiffe
empesée et repassait avec le gros fer à semelle de fonte rempli de braises rouges prises au creux du fouillé (foyer).
Il y eut aussi les porteuses de télégrammes. Ma grand mère paternelle les portaient à pieds. Ma mère après elle le faisait à vélo et pour la soulager j'allais souvent à solex. Les destinataires
étaient les fermiers après les foires et les contrôles vétérinaires et aussi les barons du château de Kerolivier avant l'installation du téléphone
14 septembre 2000
Pour l'expo Assérac a XXe siècle (21/10/2000)
Dimanche 24 août 2008
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J'avons craballé toute la vêprée
J'avons s'mé des choux et d'la porée
V'la le sail qui tombe
On va s'loger
Ya pien de brèses dans l'fouillé
c'est pour plenir le chaupied
La bonne femme a trempé la soupe
La chandelle trembieu et nous fait bersiller
Allez au lé sacrée mauvaise troupe
I fait grand nail, bonne nétée
Traduction
Craballé: travaillé
Vêprée: après midi
s'mé: semé
porée: poireau
sail: soir
pien: plein
brèses: braises
fouillé: foyer, cheminée
plenir: remplir
chaupied: chaufferette, chauffe-pied
trembieu: tremble
bersiller: cligner de l'oeil
lé: lit
nail: noir
nétée: nuit, nuitée
Mercredi 27 août 2008
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Une horreur à ce point
Marque une caserne à vie
Volontaires ils étaient
La vie des gens ils sauvaient
Tous les secours ils les donnaient
En une seule intervention
Un chauffard sans excuse
A plongé la grande famille des pompiers
Dans un chagrin que je veux avec vous partager
Fille-épouse-mère et grand-mère de pompiers
Je vous prie d'accepter mes condoléances
Je me permets de vous embrasser
Une arrière mamie catastrophée
Message envoyé à la caserne de Loriol sur Drome
Novembre 2002
Lundi 1 septembre 2008
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Bien que née à Penestin le 03 juin 1933, j'ai passé les 3/4 du siècle à Assérac.
Mes parents m'ont amenée en février 1934 dans la maison où nous vivons actuellement depuis 1995.
Cette maison (une ancienne école ou mairie ou bureau de tabac ça je ne peux l'affirmer) n'avait qu'une porte côté rue de l'enfer (aujourd'hui rue de l'espoir).Cette porte donnant dans un couloir
pavé de grosses pierres desservait à droite le logement de mes parents: une grande chambre humide, une cuisine n'ayant qu'une fenêtre par où nous passions toujours pour sortir côté Rue de la
Mairie. De l'autre côté du couloir c'était un débarras. Un escalier de bois aux marches usées par les locataires de l'étage. Un ménage avec trois enfants dans deux pièces et un ménage avec quatre
enfants dans deux autres pièces.
Je ne me souviens pas si nous avions l'électricité, le souvenir marquant de la lumière c'était pendant la guerre 1939-1945: la lampe à carbure que mon
père remplissait tous les soirs (mélange d'eau et de morceaux de roche noire et très odorante: le carbure). Pour tout chauffage nous avions une petit cuisinière de fonte noire. Maman y mettait du
bois et des boulets de charbon. Elle y cuisait tous les repas. Pour chauffer le café nous avions une lampe à alcool à brûler.
Papa était maçon et travaillait surtout à Penestin. Il y allait à vélo.
Vendredi 5 septembre 2008
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Ce petit coin du bas du bourg était très animé. Il y avait le fournil du Père Lecadre, le lavoir (salon où l'on cause), l'abreuvoir où tous les troupeaux du bourg venaient s'abreuver, l'école, la
mairie.
Plusieurs fois par an, le forgeron installé rue de l'enfer venait cercler ses roues de charette sur le bord de l'abreuvoir. C'était pour nous, les enfants du quartier, des moments de grande
curiosité. D'abord il fallait enfiler les cercles les uns au dessus des autres, les border de buchettes que l'on enflammaient et qui faisaient rougir les cercles que l'on déposait sur les roues de
bois. Ca sentait le roussi. On installait l'une après l'autre ces roues sur un support au dessus du réservoir d'eau. Les forgerons alors l'un après l'autre, dans un rythme digne d'une musique,
frappaient sur la roue. On la faisait tourner pour bien sentir le métal. Nous passions des heures à les regader.
Dimanche 7 septembre 2008
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Lundi 12 Août 2002 Arrivée des cigognes sur le toit de l'école Jacques Raux
En plein après midi ce lundi 12 Août, on sonne à notre porte. Les deux Benoit footballeurs cherchent le chef des pompiers. Sur le terrain des sports ils viennent de découvrir une cigogne. Une
cigogne blessée, elle a une aile brisée, les jeunes veulent la sauver. Les pompiers se renseignent, téléphonent et récupèrent l'oiseau. Pour nous les anciens c'est un bonheur curieux.
Une cigogne près de chez nous, du jamais vu, il faut aller la voir. Calée dans une caisse, elle nous regarde, elle saigne, ne se plaint pas.Son long bec s'entrouve mais le plus étonnant, c'est son
oeil. Elle nous fixe, nous sommes émerveillés. Elle se dresse sur ses longues pattes fines, elle impressionne par sa hauteur. Un garde chasse arrive pour la récupérer et l'emmener à Nantes. A la
clinique des oiseaux, on va lui mettre une broche. Tout serait terminé si le jeune sauveteur ne s'était pas aperçu qu'une autre cigogne suivait le véhicule de sauvetage. Alors on entend des
craquements sur le toit de l'école derrière le centre de secours. Et là, éblouissement: quatre cigognes sont venues accompagner leur compagne en difficulté.
Pleins de questions se posent: d'où viennent ces messagères d'Alsace? Où vont-elles? Ce soir apparement, elle vont dormir ici. L'évenement est de taille, on appelle les amis. On assiste médusés à
la parade grandiose de ces oiseaux élégants se tenant sur une patte et déployant tout grand leurs ailes.
Des moments comme ceux-là méritent qu'on les écrivent.
On remercie aussi par la même occasion la nature, les oiseaux, les sauveteurs.
Tout ça c'est beau, c'est bon.
Ecrit le mardi 13 Août 2002, 15h