Jeudi 24 juillet 2008
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17:11
Sur la route de Barzin, sur le bord du ruisseau
Quatres pierres plates: une mare
C'est le petit perthuis chaud.
Au milieu de la rue de l'Enfer, aujourd'hui rue de l'Espoir
On a fermé un puit, pourtant il était beau.
Son tourniquet de bois, sa chaîne et son vieux seau.
L'eau courante installée, au puit on dit : "Au revoir"
Entre Monchoix et le Querret, une source a jailli
Elle coule à travers champs, on l'appelle "Le Paradis"
On l'arrête au lavoir: celui du "POnt aux pages"
Elle s'écoule sous la route mais ne va pas très loin.
Elle devient abreuvoir, lavoir: c'est le Pont Bérin
Dans la priée du Plessis une fontaine en pierres
L'eau est à fleur de terre, elle remplit le "dohé" (lavoir)
C'est là que chaque été ma mère venait laver.
Partant dès le matin la brouette chargée
Le déjeuner sur l'herbe, le linge sèche au soleil.
Le Progrès est venu: adieu à nos lavoirs, à nos puits, à nos fontaines.
Même si on n'y va plus
Ils sont dans nos mémoires, des trésors d'autrefois
Que l'on oubliera pas.
Publié dans : Poèmes libres
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