Samedi 30 août 2008 6 30 /08 /Août /2008 10:03
Une courgette
Quelques Tomates
Une poignée d'haricots verts

Après cuisson, sur une assiette
Une noisette de beurre breton
C'est du régal, du convivial

Plaisir partagé au goût d'amitié
Symphonie de couleurs
Ca nous vient de la terre
Ca nous monte jusqu'au coeur

L'orage a grondé
La pluie est tombée
Nous sommes en été
Les vacances c'est la vie, hé oui
Pour tout ça les amis
un seul mot, merci!

ecrit pour Thérese (la parisienne) le mercredi 11 août 2004
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Dimanche 31 août 2008 7 31 /08 /Août /2008 10:37

Les templiers, créateurs des marais
Ont du se retourner dans leurs tombes
Là où des générations se sont succédées
Des mauvaises saisons c'est vrai
Parfois s'enchainaient
Mais, eux, les paludiers ont reçus cette nuit une bombe empoisonée

Groupement, Indépendants ensemble ont fait barages
Des pieux, de la paille, de la bâche voir même du grillage
Les anciens, les nouveaux, les sauniers de tous âges

Du matin jusqu'au soir, ils surveillent leurs étiers
Mais c'est malheureusement la nuit qu'ils vont tout saboté
Les braconniers aux civelles
Pour eux pollution ou non
Un seul but: argent, destruction

Dans l'escalade des agressions sur la faune
Pauvres oiseaux mazoutés
Sur la flore: plus de jolis plantes des dunes
Les intérêt des trust ne sont pas plus à craindre
Que la bétise des hommes égoïstes et stupides

MAIS

Avec ses amoureux décidés et soudés
La nature même souillée redeviendra très belle
Le sel sera plus blanc
La mer toujours bleue
Le sable jaune et chaud
Il fera bon y vivre sur notre terre bretonne

Je serais fière alors d'avoir pu raconter
Ces jours noirs comme la mort
Ces jours qu'il faut oublier
Viendra l'été, le soleil, l'amitié,
Le bonheur retrouvé.

17 Avril 2000 11h30

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Lundi 1 septembre 2008 1 01 /09 /Sep /2008 10:50

Bien que née à Penestin le 03 juin 1933, j'ai passé les 3/4 du siècle à Assérac.

Mes parents m'ont amenée en février 1934 dans la maison où nous vivons actuellement depuis 1995.

Cette maison (une ancienne école ou mairie ou bureau de tabac ça je ne peux l'affirmer) n'avait qu'une porte côté rue de l'enfer (aujourd'hui rue de l'espoir).Cette porte donnant dans un couloir pavé de grosses pierres desservait à droite le logement de mes parents: une grande chambre humide, une cuisine n'ayant qu'une fenêtre par où nous passions toujours pour sortir côté Rue de la Mairie. De l'autre côté du couloir c'était un débarras. Un escalier de bois aux marches usées par les locataires de l'étage. Un ménage avec trois enfants dans deux pièces et un ménage avec quatre enfants dans deux autres pièces.

Je ne me souviens pas si nous avions l'électricité, le souvenir marquant de la lumière c'était pendant la guerre 1939-1945: la lampe à carbure que mon père remplissait tous les soirs (mélange d'eau et de morceaux de roche noire et très odorante: le carbure). Pour tout chauffage nous avions une petit cuisinière de fonte noire. Maman y mettait du bois et des boulets de charbon. Elle y cuisait tous les repas. Pour chauffer le café nous avions une lampe à alcool à brûler.

Papa était maçon et travaillait surtout à Penestin. Il y allait à vélo.

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Mardi 2 septembre 2008 2 02 /09 /Sep /2008 10:02
Je m'apprête à sortir
J'ai pris mon châle, le temps est gris
Une petite pluie fine mouille la route
Je n'ai plus envie d'aller dehors
C'est à ce moment que le vent se déchaîne
Les arbres du jardin plient, se tordent, se secouent
A ce moment je ne vois plus dehors
Un mur d'eau très bruyant coule le long de la fenêtre
Le tonnerre gronde, je m'interroge
Ce matin un beau soleil puis en quelques minutes
C'est le déluge. Que se passe t'il?
Alors que tout se calme
Que le tonnerre devient lointain
Que la pluie tombe doucement
Que le vent berce les branches
On se sent impuissant mais content
L'homme le plus savant ne sera quoiqu'il fasse
Qu'un pantin
Dans les mains
De la fée sans figure
Mais la fée Dame Nature

Jeudi 28 octobre 2004 15h
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Mercredi 3 septembre 2008 3 03 /09 /Sep /2008 10:09

P Printemps, primevères, le coucou chante
A Amour d'hirondelles, azalées, averses et giboulées
Q Quenouilles des roseaux, queue leu leu d'amoureux heureux
U Unisson de la nature en fleur, du soleil au zénith et de la joie
EEnfants cherchant les oeufs de chocolat cachés dans l'herbe verte brillante de rosée
SSereine serait la vie sur ce coin de Bretagne
       S'il n'y avait jamais eu ERIKA
       Haro sur vous les gens de la TOTAL FINA

23 avril 2000 11h45

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Jeudi 4 septembre 2008 4 04 /09 /Sep /2008 10:13
R Retour aux urnes
E Encore une fois
F Faire son devoir
E Europe, Europe, il faut savoir
R Royauté, rigueur, mais pour qui?
E Etre ensemble oui, mais à chacun son mode de vie
N Non à la domination
D Disons le haut et fort
U Union d'accord mais sur quelle base?
MMieux vaut une convention claire qu'un commandement autoritaire
             Le peuple est appelé à se prononcer pourvu que ce soir il soit écouté


Petit acrostiche écrit sur un bout de table lors du dépouillement du référendum sur l'Europe: pour ou contre la chartre établie?
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Vendredi 5 septembre 2008 5 05 /09 /Sep /2008 10:24
Ce petit coin du bas du bourg était très animé. Il y avait le fournil du Père Lecadre, le lavoir (salon où l'on cause), l'abreuvoir où tous les troupeaux du bourg venaient s'abreuver, l'école, la mairie.

Plusieurs fois par an, le forgeron installé rue de l'enfer venait cercler ses roues de charette sur le bord de l'abreuvoir. C'était pour nous, les enfants du quartier, des moments de grande curiosité. D'abord il fallait enfiler les cercles les uns au dessus des autres, les border de buchettes que l'on enflammaient et qui faisaient rougir les cercles que l'on déposait sur les roues de bois. Ca sentait le roussi. On installait l'une après l'autre ces roues sur un support au dessus du réservoir d'eau. Les forgerons alors l'un après l'autre, dans un rythme digne d'une musique, frappaient sur la roue. On la faisait tourner pour bien sentir le métal. Nous passions des heures à les regader.
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Samedi 6 septembre 2008 6 06 /09 /Sep /2008 10:21

Assise sur le banc, face au jardin fleuri
Je savoure au soleil revenu la douceur du moment
Les oiseaux chantent, s'affairent, volent autour des nids où piaillent les petits
Le pommier est en fleurs, le marronnier se couvre de grandes feuilles vertes

Plus loin dans le marais, on entend les rainettes
Le muguet épanoui demain portera bonheur
Les myosotis bleus, blancs, roses recouvrent les allées
Il flotte en ce dimanche comme un air apaisé, calme, reposant
On sent venir l'été mais rien n'est comme avant
Les moissons seront faites mais pas de fleur de sel.
Les plages souillées luiront mais les irisations ne seront pas très belles

La marée noire est là incrustée, polluante, salissante.
Dans ce monde si technique, on aimerait comprendre
Pourquoi en quelques heures tout bascule dans l'horreur
Les oiseaux englués ne peuvent plus voler
Le sable disparaît sous les algues mazoutées
Les coquillages crèvent, les plantes de la dune sèchent
Pourtant c'est le printemps mais sans le bonheur TOTAL
On dit "Plus jamais ça" n'est ce pas Monsieur FINA



30 Avril 2000, 16h30

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Dimanche 7 septembre 2008 7 07 /09 /Sep /2008 10:49
Lundi 12 Août 2002 Arrivée des cigognes sur le toit de l'école Jacques Raux

En plein après midi ce lundi 12 Août, on sonne à notre porte. Les deux Benoit footballeurs cherchent le chef des pompiers. Sur le terrain des sports ils viennent de découvrir une cigogne. Une cigogne blessée, elle a une aile brisée, les jeunes veulent la sauver. Les pompiers se renseignent, téléphonent et récupèrent l'oiseau. Pour nous les anciens c'est un bonheur curieux.
Une cigogne près de chez nous, du jamais vu, il faut aller la voir. Calée dans une caisse, elle nous regarde, elle saigne, ne se plaint pas.Son long bec s'entrouve mais le plus étonnant, c'est son oeil. Elle nous fixe, nous sommes émerveillés. Elle se dresse sur ses longues pattes fines, elle impressionne par sa hauteur. Un garde chasse arrive pour la récupérer et l'emmener à Nantes. A la clinique des oiseaux, on va lui mettre une broche. Tout serait terminé si le jeune sauveteur ne s'était pas aperçu qu'une autre cigogne suivait le véhicule de sauvetage. Alors on entend des craquements sur le toit de l'école derrière le centre de secours. Et là, éblouissement: quatre cigognes sont venues accompagner leur compagne en difficulté.
Pleins de questions se posent: d'où viennent ces messagères d'Alsace? Où vont-elles? Ce soir apparement, elle vont dormir ici. L'évenement est de taille, on appelle les amis. On assiste médusés à la parade grandiose de ces oiseaux élégants se tenant sur une patte et déployant tout grand leurs ailes.
Des moments comme ceux-là méritent qu'on les écrivent.
On remercie aussi par la même occasion la nature, les oiseaux, les sauveteurs.
Tout ça c'est beau, c'est bon.

Ecrit le mardi 13 Août 2002, 15h

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Lundi 8 septembre 2008 1 08 /09 /Sep /2008 10:30
Marie-Louise et Marie-Armande carillonnent ce matin
Du haut de son clocher, le coq fait le malin
Les paludiers fidèles aux leçons des anciens
Scrutent d'où vient le vent, sera-t-il vent salin?

Depuis toujours, depuis que les marais salants
Font la richesse et la beauté de notre environnement
A chaque Dimanche des Rameaux on suppute le temps
Eole doit le matin être au nord voire à l'est
Pour dans l'après-midi revenir au sud ou à l'ouest

Ce rituel ancestral fait fi de la météo
Peu importe s'il se trompe, ce n'est qu'une histoire d'eau
Avec la grande marée les vasières se remplissent
On voit venir l'été, les espérances grandissent

Les cloches se sont tues
Le coq s'est endormi
Les rameaux vont faner
Et ainsi va la vie.


Dimanche (des Rameaux) 8 Avril 2001, 11h50
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