Vendredi 28 novembre 2008 5 28 /11 /Nov /2008 15:12

Pas très loin de la Vilaine

Tout près de la Loire

Dans les bras de la Brière

Les pieds dans l'Océan


Mon petit coin de Bretagne

Est riche de son passé

De vieux châteaux de pierres

De villages, de fermes, de moulins

De marais, de roseaux, de marais salants.


Il est d'anciennes carrières, de granit et d'ardoises

Oubliées aujourd'hui, elles dorment sous les ajoncs

Il y a bien longtemps, les Templiers dit-on

Ont régné sur nos terres, ont creusé les oeillets

Où encore de nos jours, plusieurs paludiers

Cueillent la fleur de sel au coeur de l'été.


Sur les bouchots alignés dans la baie de Pen-Bé

Les mytiliculteurs récoltent les moules bleues

Les paysans labourent, les artisans fabriquent

On pourrait, mais j'en doute, vivre en autarcie.


Cependant rien ne prime au bonheur partagé

Dans un esprit sincère

De respect

D'amitié


22 octobre 1999

Pour le concours de poésie de Trélazé


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 28 novembre 2008 5 28 /11 /Nov /2008 15:22

Que l'on soit né d'hier, que l'on soit centenaire

Que l'on soit cousu d'or ou chargé de misère

Notre père, notre vie, notre mère: c'est la terre.


Ma terre depuis toujours se baigne dans l'Atlantique

Nichée douillettement entre les marais salants

La Brière et les bois

La terre est attachante, généreuse et secrète.


ASSERIUS autrefois dit-on la caressa

Un templier jaloux croyant à une arnaque

De caressa jura, c'est la terre d'Assérac


Notre ciel comme la mer est presque toujours bleu

Le sable, le blé, les ajoncs donnent le jaune

Le vert de nos grands bois, des roseaux et des prés

Ces couleurs s'harmonisent pour que notre devise

FRANC A TOUT VENANT

Soit un symbole d'accueil, d'avenir et d'espoir

Sans jamais oublier

Qu'une terre n'est féconde

Que lorsqu'elle est aimée, travaillée, respectée.



Poème envoyé à Trélazé le 5 novembre 1999


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 28 novembre 2008 5 28 /11 /Nov /2008 15:32

T Terre d'ardoise, elle est bleue, terre à pots elle est rouge

R Rendez-vous de l'histoire, patrimoine, traditions

E Être à l'écoute du temps et voir combien ça bouge

L La vie si elle est simple nous comble de visions

A Après les primevères, les roses, les dahlias et le gui

Z Zinnia il s'épanouit au Zénith c'est joli

E Et tout parait plus beau, plus doux, plus vrai



Si nous savons chacun respecter la nature,

Qu'elle soit au bord de l'eau

Au flanc de la montagne

Le long des plages blondes

Au coeur de la campagne

On aura réussi, ce n'est pas une gageure

A léguer au siècle qui arrive

Le plus riche des cadeaux

A ceux qui suivront de continuer la chaîne

Maillon après maillon, chacun à sa façon

Mais tous en pleine union


22 Octobre 1999

Publié dans : Poèmes libres - Communauté : FORUM-ACROSTICHES
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 28 novembre 2008 5 28 /11 /Nov /2008 15:38

Fin

Voilà c'est fini, vous trouverez ici un dernier texte écrit par Paulette dans son journal. J'ai épuisé jusqu'au dernier bout de papier dans lequel j'ai trouvé un écrit qu'elle aurait voulu laisser à la postérité (149 textes quand même). Ce dernier article m'étreint le coeur car en clôturant ainsi ce blog, c'est encore un au revoir que je lui adresse. J'ai l'espoir minime de retrouver chez les uns et chez les autres des petits bouts de Paulette sur des morceaux de papier mais la grande compilation est finie.

Ce texte je vous le réserve depuis un petit moment. C'est le pourquoi du comment: Pourquoi elle a écrit ces textes? Pourquoi elle a relaté sa vie? Pourquoi je me suis permise de vous laisser entrer dans son intimité?


La semaine dernière, j'ai vu le film aux 6 oscars "Thérese" et un tas de réflexions me donne l'envie de les noter. Il faut dire que l'idée de laisser derrière moi, et selon la formule consacrée "noir sur blanc", une trace, un témoignage de la vie d'une femme d'aujourd'hui âgée de 54 ans. Mon rêve de toujours "être centenaire". je pense que ce ne sera vraiment qu'un rêve. En effet depuis la fin d'une triste année 1985, je me sens sursitaire mais cette survie est pour moi beaucoup plus agréable que ne l'a été une vie antérieure.
est ce le fait de l'emplacement de la tumeur maligne qui m'a contrainte à être traitée dans un centre anti cancéreux?
Est ce la prise de conscience après une période où la mort me paraissait inéluctable?
est ce la coordination de plusieurs facteurs intervenus dans ma vie professionnelle, familiale et surtout dans ma vie conjugale?
je ne sai spas l'exprimer, mais il me paraît indispensable que mes enfants, mes petits enfants, ma famille, mes amis, sachent que quoiqu'il advienne, la "vie" est quelque chose de merveilleux. Je ne souhaite à personne d'avoir à se dire à un moment précis de son existence "pourquoi moi"?

Je suis née en Basse Bretagne et dès mon enfance, j'ai compris que les seules frontières naturelles délimitent vraiment le territoire. le climat breton fort en vent, en brouillard, en pluie me conditionne. Dès que la pluie tombe, je me sens inspirée et tout me parait facile à écrire.
J'avais fixé comme objectif à mon ambition le noël 1988 mais tant de choses ce sont passées depuis le mois de décembre 1987 que (et en toute honnêteté cela sert ma paresse), je vais être contrainte de repousser la 1ère conclusion de mon histoire à mon prochain anniversaire le 3 juin 1989.


 25 mars 1987


Voilà ce texte servait d'ouverture au cahier dans lequelle Paulette a relaté le contenu des derniers articles.

Adieu Paulette, tu nous manques
Publié dans : Divers - Communauté : Figer le monde...
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Présentation

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus